On continue dans la joie et la bonne humeur avec le troisième
opus de la saga Destination Finale. Un des points communs entre les séries à rallonge, c'est qu'elles comment à chier dans la colle à partir du troisième épisode (comme
Saw par exemple, même si Saw c'est naze depuis le départ en fait, mais je n'ai pas poussé la curiosité plus loin que le troisième), ou du quatrième épisode
(comme die hard ou indiana jones). Est ce que DF sera de ceux là ou serais je étonné comme la fois où j'ai fais un 421 dans une partie de black jack ? La
chose étonnante étant la vitesse à laquelle j'ai couru pour échapper aux gars que j'avais escroqué ... z'avait qu'à expliquer dès le départ quels sont les accessoires à utiliser d'abord. Et c'est
ça le point commun avec Destination Finale 3.
DIE motherfucker DIE Motherfucker DIE motherfucker DIE
On ne change pas une équipe qui gagne: une bande d'ados (oui, toujours de 25 berges) va se fendre la gueule dans une fête forraine. Une des grognasses va avoir une vision d'un accident et faire un scandale pour éviter la catastrophe. S'en suivra une course contre la mort pour ceux ayant échappé au destin funeste de hamburger vivant. Et pourtant, c'est bien une des seules choses du film qui sera gagnante. On retrouve l'équipe en charge du premier opus. Et comme dans le premier opus, les scènes ne sont pas extrêment bien retranscrites. Là où ce n'était pas trop catastrophique avec le premier car sans point de comparaison, c'est réellement une tare après le deuxième qui avait envoyé du lourd. Mais pire, il y'a aussi beaucoup moins de gore, les morts avec explosions de bidoches étant assez rares ou peu extravagantes. Notons que tout ceci est annoncé dès l'acident de départ: une catastrophe sur un grand huit, ce n'est déjà pas folichon dans le genre je t'en met plein la vue , mais couplé à une équipe qui ne sait pas filmer des corps qui ne font que tomber, c'est dire si c'est peu réjouissant.
Certes, il y'aura quelques idées de mort accidentelle originales, mais le principe d'accidents provoqués par une chaine d'évènements est réellement peu repris. En plus, il n'y a qu'un tout petit clin d'œil fait aux autres épisodes de la série, les prémonitions sont très vite acceptées par les "héros" ce qui amène un déroulement bien trop rapide et la petite sœur est carrément insuportable ... donc en gros, et pour faire un doux euphémisme, c'est pas le meilleur opus de la série pour le moment. Mais comme pour le deuxième épisode, le DVD va changer la donne.
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Au menu, nous avons un magnifique making of de 1h30. Alors pour l'avoir laissé tourner en fond, cela se résume à une belle branlette inutile. Les acteurs essaient de faire croire qu'ils possèdent un vrai don d'acteur et qu'ils ont fait leur maximum pour faire passer des émotions ... énorme blague pour être poli. L'équipe de tournage se la raconte sur les superbes idées qui émaillent le film ... à se demander si ils ont regardé ce qu'ils tournaient. Les responsables des effets spéciaux qui vantent les mérites de banane pilée et mixée avec du silicone pour faire de la cervelle plus vraie que nature ... ils doivent avoir oublié ce que le deuxième épisode proposait.
Il y'a aussi les habituelles bandes annonces, toujours inutiles (mais qui regarde une bande annonce alors qu'il a le film sous la main ?), une scène coupée absolument pas dans le ton du film, une rallonge de 20 minutes pour les effets spéciaux (comme si le making of ne suffisait pas pour montrer les bananes ...). Et il y'a un petit dessin animé sur les probabilités. Chose étonnante, il est assez rigolo et assez instructif: personnellment, je ne savais pas que j'avais une chance sur une de mourir ... je me sens plus intelligent maintenant que je sais que j'ai toutes les chances de mourir.
Mais, et là c'est un grand MAIS, il y'a le film en édition spéciale choisis leur destin. Et là, c'est l'accessoire qui me permet de faire un 421 dans ma partie de black jack (et oui, je ne racontais pas de connerie ... pas plus que d'habitude en tout cas). Moi qui croyais à un argument marketing bidon, cette édition, qui permet de choisir à divers moment du film de faire un choix binaire (droite/gauche, pile/face, regarder/ne pas regarder ...) offre la possibilité de voir un tout nouveau film. Voire plusieurs en multipliant les choix ! Mieux, il répond à LA question que tout amateur de cinéma s'est posée: si l'accident n'avait pas eu lieu, si le héros mourrait au début, bref si le début du film était changé que se passerait il donc ?
Et ce n'est pas tout. En plus de réellement pouvoir changer la donne avec certains personnages qui vivront, d'autres qui mourront différemment ou de façon plus comique, il y'aura aussi des fins différentes. D'ailleurs pour avoir regardé le making of, la première fin imaginée pour le film est disponible. Mais encore plus rigolo, l'autre fin est différente de la fin du film normal ! Et ce n'est pas fini ! Car si dans le film de base, il y'a presque pas de réferences faites aux autres épisods, ici il y'aura la possibilité de débloquer un bonus en plein dans le film pour savoir ce qui se passe après la fin du deuxième épisode. Et encore plus fort du string, il y'aura même une scène rajoutée pour expliquer ce qui se passe avec un certain personnage qui peut être sauvé ...
Alors en vérité je vous le dis, le film ne casse pas des briques, mais l'édition interactive 2DVD vaut très clairement son pesant de cacahuètes avec cette histoire alternative qui a sauvé cet opus de mon indifférence.
Si il y'a bien un truc que je ne peux pas
blairer, c'est le principe de la suite. Un film fait un carton (ou pas) alors il faut faire un nouveau film. Et qu'importe le background de base, que le premier opus se suffise à lui même, que
tout le monde soit mort ou que je n'ai aucune raison de râler, l'important c'est de surfer sur le succès. Mais tout comme le soleil brille aussi sur le cul des vaches, il arrive qu'une suite
tienne la route ; voire soit supérieure à son ainé quand j'ai beaucoup de chance.
Si il y'a bien un truc que j'aime plus que tout,
c'est matter le cul des femmes. Mais comme ça n'a strictement rien à voir avec le blog que je laisse mourir à petit feu, je vais plutôt causer du deuxième truc que j'aime le plus: voir crever ces
salopiots d'ados bourgeois américains joués par des pétasses en plastique et des tronches de cake épilés sous stéroide de 25 berges. Joie et félicité, je suis tombé sur Destination
Finale, et tous mes fantasmes ont été assouvis, et avec la manière en plus.


